Au nom d’une perruque

Je suis une sorte de coiffe, réalisée à partir de faux cheveux d’origines diverses (humaine, chevaline ou synthétique).

On peut me porter pour des questions :

  • religieuses
  • culturelles
  • tout simplement esthétiques

Je suis… un accessoire vieux comme le monde

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Mes ancêtres apparaissent il y a quelques milliers d’années dans les civilisations occidentales ; dans l’Égypte Ancienne, les travailleurs nous posaient sur leur tête afin de se protéger du soleil ou encore pour participer à des cérémonies religieuses.

C’est à cause de leur exposition constante au soleil que mes ancêtres, à cette époque, n’existaient seulement qu’en couleur noire.

La reine Elisabeth 1ère d’Angleterre fut celle qui imposa la tendance ; en France, ce fut Louis XIII qui démontra que nous n’étions pas que des accessoires féminins. Malheureusement, le XVIIe siècle nous compliqua la tâche.

Effectivement, nous étions devenues :

  • trop lourdes
  • trop grandes
  • trop onéreuses

Mais ce problème ne dura (qu’à peine !) un siècle. Et oui, au XVIIème siècle, nous réapparaissons sous une forme plus petite et moins coûteuse. Les personnes d’un certain rang social aimaient alors nous porter au sein de leur profession, comme un des éléments de leur :

  • costume
  • uniforme

Nous deviendrons ainsi, sous l’Ancien Régime, un symbole important du statut social (en résumé, les êtres qui nous portaient étaient considérés comme étant des bourgeois).

Enfin, vers le début du XXème siècle, ma famille connût une popularité grandissante : nous étions désormais créées en matière synthétique. L’imitation des cheveux humains était donc plus vraisemblable et le coût fut nettement plus raisonnable (les personnes de classe moyenne allaient enfin pouvoir profiter de nos innombrables services !)

C’est de cette façon que l’histoire de la perruque a commencé !

Je suis… un vieil accessoire devenu moderne

Perruque de couleur bleue

Perruque de couleur bleue

De nos jours, dans le pays des british (je parle bien sûr de l’Angleterre et de certains pays du CommonWealth), les avocats, les juges et certains fonctionnaires du parlement nous portent lors des jugements, en signe de leur fonction (bien entendu, on ne parle pas d’accessoire de mode ici !)

Certains choisissent de nous porter de manière quotidienne ou simplement occasionnelle, pour des raisons principalement de convenance. Mais ceux qui nous ont rendues réellement populaires, ce sont les stars : la chanteuse Cher, au cours de ses 40 ans de carrière, a porté pratiquement tous les membres de ma famille.

Elle jonglait entre :

  • les noires
  • les blondes
  • les bouclées
  • les lisses
  • les ondulés
  • les rousses

Plus actuelle, Lady Gaga est une véritable icône de la perruque : depuis 2010, ses looks capillaires sont tous plus excentriques les uns que les autres ! Mèches :

  • jaunes poussins
  • bleues électriques
  • roses
  • verts…

Et en plus des couleurs, la chanteuse joue également des longueurs ; elle passe d’un carré plongeant à des cheveux longs gonflés, tendance choucroute.

Un peu plus soft, certaines stars optent pour mes cousines, créées avec des couleurs naturelles :

  • Pixie Geldof
  • Rachel Bilson
  • ou encore Louise Bourguoin

Mais les célébrités sont parfois simplement contraintes d’en porter, pour les besoins d’un film par exemple (voyez Angelina Jolie dans Maléfique…).

Cependant, les avocats ou les stars ne sont pas les seules à nous utiliser. Effectivement, certaines personnes nous achètent pour participer à une

  • soirée déguisée
  • à un anniversaire
  • à une fête à thème

Il est vrai que certains membres de ma grande famille peuvent être dotés de couleurs vraiment improbables.

Certaines d’entre nous peuvent, aussi, être destinées exclusivement aux enfants : aujourd’hui, les costumes (de princesse notamment) sont complétés de la chevelure ! Et oui, qui pourrait se permettre d’interpréter cendrillon en brune ?

Je suis… un accessoire face à la maladie

C’est la partie la plus sensible de mon histoire. Après les rires et les fêtes, il y a également une partie moins drôle pour les personnes portant des perruques. Certaines ne nous utilisent que pour des raisons esthétiques : je pense à ces messieurs, qui, parfois, perdent leurs cheveux avec le temps.

Mais au-delà de ça, nous apportons notre aide aux personnes atteintes de maladies diverses, tel que le cancer ou l’alopécie. En effet, après une chimiothérapie, un patient peut perdre partiellement, ou la totalité de ses cheveux : les traitements de ce genre de pathologies étant très lourds. C’est ici que nous nous sentons les plus utiles.

En aidant ces personnes à affronter la maladie, sans se préoccuper du regard des autres. Certaines de nos créatrices, comme Any d’Avray, font des merveilles en alliant :

  • confort
  • discrétion
  • maintien
Perruque indétectable

Perruque indétectable

Je peux donc affirmer aujourd’hui que notre popularité n’a jamais été aussi développée et que nous tous, apportons parfois plus qu’un simple déguisement à certaines personnes. Il ne sera donc en aucun cas mal vu de ma part de vous dire qu’en tant que perruque, nous n’avons pas encore fini de vous surprendre.

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