L’incroyable histoire des perruques dans l’air du temps

Les perruques possèdent une histoire passionnante qu’on doit à tout prix savoir.

Amateur de cours du soir, bonsoir

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Qu’on le veuille ou non l’apparence a toujours eu une place cruciale dans notre société.

A une époque, avoir des rondeurs signifiait avoir du pouvoir, être riche.

Aujourd’hui, quelqu’un d’enrobé n’est pas très bien vu par le reste de la population. Les enfants s’en moquent et les adultes le juge. Comme toutes modes, les cheveux ont eu leur part de péripétie.

Pour commencer cette histoire sans fin, nous pouvons remonter à l’époque de l’Egypte antique vers -3 000 avant JC. Le peuple de Ptolémée a fait immerger un objet novateur : les perruques.

Perruque aux temps des égyptiens

Perruque aux temps des égyptiens

Ces cheveux postiches permettaient à ses habitants de protéger leur crâne chauve du soleil. Reconnue dans le monde entier comme l’un des plus grands peuples que le monde ait connue, l’Egypte aura créé sans le vouloir un concept que de nombreuses personnes utilisent encore au XXIème siècle.

De la mode au tabou

Travailleurs acharnés, architectes de génie, les égyptiens ont révolutionné leur époque. A tel point que de grandes dynasties utilisèrent cet ustensile afin de montrer leur culture ou leur classe sociale.

Désormais, son but n’est plus pratique, mais bel et bien esthétique. Des romains en passant par les grecs, les perruques firent ravages dans la haute cour. A la chute de Romulus Augustule en 461, la mode prit fin… Les siècles passèrent sans qu’on ne revisse une seule fois cet objet pourtant devenu culte pour plusieurs générations. Au XVIème siècle, le manque d’hygiène se fait ressentir.

Les infections capillaires sont nombreuses et il faut agir. Les perruques retrouvèrent une nouvelle jeunesse que ce soit grâce à Elisabeth I en Angleterre ou Louis XIII en France. Tous les nobles portaient cet objet à la fois pratique et symbolique. Jusqu’à nos jours la réputation de ces « moutmoute » oscillent.

En Europe, la qualité de vie ayant accru, les cheveux repoussèrent.

Désormais, plus besoin de cacher un crâne dégarni ; la courbe des ventes de perruques a donc baissé. Certains continuent d’en porter dans la vie de tous les jours, comme des malades après une chimiothérapie ou des victimes de calvitie, mais qui se vantent désormais de porter un tel objet sur la tête ? Plus beaucoup de monde.

La mode a changé et le côté sombre de la force a envahi ces pauvres choses. Mais pour combien de temps ?

Quelques rescapés

« Non, non, rien n’a changé. Tout, tout a continué. Hey, Hey ». C’est sur ces belles paroles du groupe français Les Poppys que repart notre histoire. Si le port quotidien de perruque n’est plus au gout du jour, cet objet vieux comme l’antique a trouvé refuge dans un nouveau rôle plus artistique.

Désormais, il n’est plus utilisé :

  • pour plaire
  • pour montrer son importance dans la société
  • pour faire rire ou pour nous faire voyager vers une autre époque, dans un autre monde

Rôle humoristique

Un clown avec une perruque

Un clown avec une perruque

Son premier aspect est donc plus humoristique. Les clowns l’ont bien compris et en font même l’une des pièces fondamentales de leur personnage.

Que serait ces joyeux fanfarons sans leur moutmoute rouge, leur nez vermeil ou leur grande salopette ? Seraient-ils aussi drôles ? Impossible.

La moquerie, le ridicule de l’accoutrement font un tout très plaisant surtout chez les jeunes enfants.

Rôle honorable

Le deuxième aspect est tout aussi honorable. Très utilisé par les comédiens pour incarner au mieux leur rôle, la perruque est devenue comme les décors, un objet indispensable à une œuvre d’époque au théâtre.

Cette envie d’incarner quelqu’un d’autre n’est pas limitée aux personnes du spectacle. Tous les ans, des millions de personnes se déguisent que ce soit pour des conventions comme la Paris Manga ou pour des fêtes comme Halloween.

Créé il y a des milliers d’années, la perruque n’est donc pas prête à rendre l’âme.

Croyez-vous que l’apogée de ses faux-cheveux a déjà vu le jour ou pensez-vous que l’avenir de notre tête est dans ses petits bouts de synthétiques ? En tout cas si vous vous appelez Mathieu faites attention à vos chevelure, car comme dirait Polnareff : « Y a qu’un cheveux sur la tête à Mathieu »

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