Une histoire de perruque

La perruque a séduit de nombreuses femmes. Utile, aux styles multiples, elle permet de changer de coiffure très rapidement et ceci de manière peu onéreuse.

Tout commence d’une volonté esthétique devenue habitude

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Une habitude rendue indispensable dans la course à la beauté de certaines femmes. Indispensable, cette coiffe artificielle, lorsque nos cheveux ne suivent pas nos désirs…

Cachez-moi ces cheveux que je ne saurais voir !

Nous les cachons les cheveux sous des perruques (naturelles ou synthétiques ?) parce que :

  • ils poussent peu
  • ils ne poussent plus
  • ils tombent
  • ils ne sont pas bouclés
  • pas lisses
  • pas même ondulés…
  • ils sont crépus
  • nous ne les aimons pas

Parfois nous retirons les perruques, mais nous nous aimons encore moins sans.

Tous les moyens sont bons

Parfois, il nous arrive d’installer des « extensions » sur l’entière surface de notre cuir chevelu, ce qui n’est pas si différent de l’usage d’une perruque : nous les appelons tissages, ce qui nous différencie déjà de celle qui arbore quelques extensions lisses qui sont la continuation de ses cheveux

C’est ce qu’ils nous disent – Mais nous, nous disent-ils, ne sommes qu’une copie de l’originale…

Nous n’avons pas osé demander qui était l’originale. Nous portions des mèches de cheveux brésiliennes, très onéreuses : nous n’avons pas jugé nécessaire de nous justifier. Nous savons déjà que ce n’est pas tout le monde qui peut se permettre.

Toutes les techniques qui nous sont destinées ne servent qu’à cacher nos cheveux : perruques, tissages, pourquoi irions-nous les montrer, manquons nous d’argent à ce point ?

Tissage

Tissage

Galants, vous vous êtes proposé d’intégrer notre budget « coiffure » au même titre que la bague de fiançailles et les couches de bébé.

Et lorsque nous ne cachons pas nos cheveux, nous les changeons :

  • lissage
  • wave
  • défrisage

A chaud ou à froid définit le type de torture ô combien indispensable encore…

Parce que nous voulons vous séduire

Nous sommes attentives à vos regards, et aux nôtres, nous avons déjà expérimenté toutes ces méthodes. C’est maintenant que nous comprenons que vous n’êtes jamais contents, ce qui tombe bien, car nous aussi. Étant jamais contentes nous nous divisons. Jusque-là, nous parlions d’une seule voix :

  • devant vos attentes
  • vos moqueries

Alors nous décidons de changer.

Nous n’avons pas toutes pris le même chemin

Quand nous avons commencé à nous arracher les cheveux et à nous crêper le chignon, car vraie ou fausse tignasse, nous étions divisées. Divisées dans ce combat, dans cette quête de la féminité, nous avons commencé en faisant des équipes : entre celles qui avaient gardé l’habitude des perruques, tissages, et celles qui avaient décidé de vous montrer la naturelle touffe, les coups partaient volontiers.

Perruque

Perruque

« Nappy », se disaient-elles, car elles étaient Natural and Happy ces femmes ! En retirant la perruque auparavant sacrée elles revenaient à leurs racines. Taclant tout et rien sur leur passage, elles ont oublié que la Femme était multiple, et qu’elle ne s’arrêtait pas qu’à une coiffure.

Le camp d’en face, pour elles : les vendues, celles qui avaient honte ! Chacun de ces camps voulant avoir raison, nous en avons oublié celui du milieu. Le camp de celles qui font ce qu’elles désirent, sans rendre de comptes à personne !

Celles qui adoptent toutes les coiffures qu’elles veulent, quand elles veulent, comme elles veulent. Et c’est ce que nous désirons être.

Ce n’est qu’une histoire de cheveux

Une histoire banale… Tellement banale, que finalement je peux la raconter sans mentionner les protagonistes. Qui nous a mis dans la tête que c’étaient nos cheveux qui nous rendaient plus importantes, plus intelligentes, moins sauvages ?

Ce jour-là, nous nous sommes regardées d’un commun accord et nous avons décidé de s’en moquer, s’en moquer de vos paroles, à vous les hommes, parce que perruques ou pas, faux cheveux ou non, nous avons des têtes bien remplies.

Et c’est la seule chose qui compte.

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